APRIL 1918
The Battle of the Lys


MAY 1940
The Battle of St-Venant

    

D'YPRES à VIMY
14.18 Tour

Profitez de votre séjour à La Peylouse, l'un des derniers Etats-major préservés de la première guerre mondiale pour découvrir les chemins de mémoire de ce terrible conflit. Vous disposez sur place d'une très complète bibliothèque du souvenir, des guides pratiques et de conseils avisés.


Bienvenue à La Poudrière 1669 de Saint Venant !

Profitez de votre visite ou d’un séjour à La Peylouse, pour visiter sa symétrique voisine La Poudrière 1669 de Vauban, de l’autre côté du parc.
Elle est devenue un incroyable bâtiment contemporain qui abrite non plus les poudres à canon d’antan, mais régulièrement des jeunes artistes passionnés par la Paix, l’Art Plastique, le design 3D et le Land Art ou le numérique ! La Poudrière est aujourd’hui une résidence d’artistes appréciée pour son calme, son espace, ses volumes, sa lumière, sa convivialité et son charme irréel !

Maison d’artistes, elle accueille très régulièrement des expositions d’art contemporain et d’avant-garde. Nouveau Grand Mix entre les 5 continents !

Maison de mémoire, elle abrite le fond documentaire historique de L’ARHAM qui produit chaque année une ou deux expositions sur les mémoires (mondiales) et les histoires méconnues de ces terres d’Artois et de Flandre.

Maison Serre, elle accepte de révéler et d’acclimater, ici et là, dans ses jardins suspendus, les plantes les plus inattendues et incroyables de ces mêmes 5 continents…

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Côté Parc & jardins

 


Côté Héritages

De la poudrière de VAUBANà l’Etat-major du PORTUGAL,
de Daniel Halévy, Siegfried Sassoon… à José Rodriguez Dos Santos,
La Peylouse vous délivre bien des secrets !

Il y a des lieux qui attirent l’histoire et enchaînent les rendez-vous que cette dernière impose au temps qui court. La Peylouse est une rencontre de cette nature. Depuis la nuit des temps, elle est le bloc avancé et défensif d’une citadelle fortifiée qui a figé les frontières, différencié les cultures. Elle est aussi l'adresse qui a su rassembler les hommes et l'Europe.

Sous un abord champêtre doux et tendre, La Peylouse n’est pas restée toujours réellement alanguie: cette adresse a vécu quelques temps forts depuis 1669, date de la fin de sa première renaissance française !

En découvrant son parc-jardin pour la première fois, l’observateur remarque que son vert périmètre est inhabituel: mais où sommes-nous ?


Chez Louis XIV et Vauban, pardi !
Ne cherchez pas: vous êtes dans l’ancienne poudrière (1669), et citadelle royale, bastion de Vauban et rempart de protection des envahisseurs venus d’ailleurs… Une lignée de platanes majestueux,
des douves à angle droit vous rappellent à leurs bons souvenirs cette noble origine.

Cet ancien bastion, en bordure de cette Lys frontalière entre Artois et Flandres faisait partie du système de protection du Royaume de France, le Pré Carré imaginé et construit par le Général Vauban. Un enchaînement de villages fortifiés devait garantir la non invasion des ennemis du Nord.

Il est vrai que le village de Saint-Venant a même eu l’audace de redevenir espagnol durant le règne de roi Soleil.

Tantôt danois, bourguignon, flamand, espagnol, allemand, anglais, ce bourg ne redeviendra durablement français qu’un 1713. La propriété actuelle de La Peylouse correspond à la superficie d'un bastion (soit une pointe) de la citadelle en forme d’étoile, si caractéristique des fortifications militaires signées Vauban.
Cette pointe était la plus importante de la garnison, faisant face à l’ennemi d’en face, les pieds dans l’eau, prête à inonder son monde par ruse !

L’endroit correspondait à l’ancienne porte Nord et englobait la poudrière (par ailleurs toujours préservée au sein de la propriété actuelle).

L’histoire change : dés 1868, L’Etat français décide de démilitariser Saint-Venant et de vendre des terrains des fortifications. En cette seconde partie de 19ème siècle, un nouveau propriétaire apaisé décide de convertir ces terroirs de la poudrière et de la citadelle en lieu de paix : nouvelle plantation, nouvelle bâtisse : rien n’est trop beau pour célébrer l’union de la modernité et la nature.

 

 

 

Il va méticuleusement remplacer les grandes murailles de briques par des surprenantes murailles de verdure. Les arbres nouveaux, devenus séculaires depuis, sont espacés entre 1 ou 2 mètres les uns des autres : dans d’environnement et la mémoire actuelle des monuments et bâtisses de Vauban, ce jardin est peut-être devenu une pièce de collection !
Car son état de préservation procède de l’authentique miracle…
Mais revenons à cette seconde renaissance : les meilleurs artisans flamands et français se passent le mot: l’Art Nouveau, promesse d’harmonie et d’union ente l’homme et la nature se construit aussi dans un jardin. Le parc va adopter donc à cette époque toutes les essences et références des Amériques et d’Asie.

L’ époque est belle, car c’est justement la Belle Epoque…

  

Tout semble ici rimer avec calme, tendresse, surprise, émotion, émerveillement , luxe et volupté.
Ces plantations se confirmeront être aux antipodes des plantations rustiques qui prospéraient habituellement dans de tels environnements militaires.

Au niveau des arbres et arbustes ; rien n’est trop beau pour Louis Joseph Flament :
Dés 1877, Il décide donc de planter les plus excitantes essences rares, exotiques, nouvelles et lointaines, enlacées autour des rivières (Vieille Lys et Lys Moderne) et d’un étang qu’il fait creuser pour mieux embellir la nature. Il utilise aussi la démolition de certaines fortifications de Vauban pour construire avec les briques de ces dernières, sa maison de plaisance. La poudrière reste néanmoins intacte.

L’adresse des armées anglaises,
mais surtout celle de L’Etat-major du Portugal,
solidaire et courageux  !


Le bruit des canons résonnent pourtant en Europe dés 1914.
Situé à 12 kilomètres au sud du front de guerre, Saint Venant devient vite un centre de logistique bien stratégique pour les alliés de La France. Cette région est en effet rattachée au commandement militaire de la seconde armée britannique dirigée par le Maréchal Haig !

Nouvelle affectation de la propriété : le lieu devient vite QG et école de formation de l'état major britannique et des forces indiennes et du commonwealth... sous l’écoute attentive et décalée d’un nouveau maître adopté par le lieu : Daniel Halévy, l’influent directeur littéraire des Editions Grasset, ami de Proust, Séguy, Degas et Dreyfus et futur découvreur de Mauriac, Montherlant, Malraux, Cocteau, Maurois…

Parc, jardin et maison deviennent en 1917 et 1918 l’inattendue adresse officielle de L’Etat major de la seconde et jeune république d’Europe: le Portugal.

Alors que ce pays doit gérer bien des problèmes internes, il s’engage sans compter dans cette terrible guerre. Le Général Tamagnini de Abreu, l’estimé chef militaire des forces militaires du Corps Expéditionnaire Portugais (CEP, 55.000 hommes) installe son Etat-major dans cette maisonnée si calme, car il veut être plus proche de ses troupes.
Cette implantation portugaise va donner une nouvelle agitation cordiale dans le village de Saint Venant et des environs.

Grands Militaires, hommes d’Etat et ministres, journalistes internationaux se rencontrent ici, à l’abri des lignes ennemies. Les portugais ne comprennent pas toujours le bien fondé de cette guerre incompréhensible : ils vont pourtant stoïquement défendre leur position lors de la bataille de la Lys (avril 1918 connue sous le nom de quatrième bataille d'Ypres) et gagner ainsi définitivement leur galon de grande puissance européenne grâce à leur courage pour libérer ensuite Lille avec l'aide de l'armée britannique.

Durant cette première bataille de la lys et cette dernière bataille d'Ypres, le plus célèbre des capitaines britannique, le poète Siegfried Sassoon viendra préter main forte à l'armée Portugaise avec son bataillon d'élite des Royal Welsh fusilliers, créé en 1689.

Deux ouvrages rapportent cette vie quotidienne de cette époque à Saint Venant et à La Peylouse :

- le livre de mémoire des années 1914/1918: « L’Europe Brisée » de Daniel Halévy,
- le roman historique « A Fihla do Capitao » du journaliste et présentateur du Journal TV José Rodrigues Dos Santos.

Cette épopée est à l’origine de l’installation de la première génération de la communauté portugaise en France. Le Portugal va également récupérer des vaincus, de nouvelles terres en Afrique.

La Peylouse est un étonnant lieu pour comprendre et décoder cette époque .

Aujourd’hui un lieu d’harmonie et de douceur…

Les guerres vont esquinter cette région. La demeure, son jardin et parc vont étrangement survivre à cette folie, comme si un bouclier invisible les en avait protégés.

Le lieu est dans un état de préservation et un état sanitaire exceptionnel (arbres géants) qui étonnent toujours les plus avertis.

Bon enfant, la Peylouse continue de distiller ses surprises et révéler ses nouveaux secrets: Les derniers en date sont la découverte de 3 arbres Pagodes séculaires, plutôt rares dans ce format.. Jusqu’ici, Luce, l’hôtesse du lieu, pensait qu’ils étaient de vieux acacias. La poudrière vient également de révéler la porte d’entrée de ses sous-terrains de Vauban: un souvenir de plus !

Ce parc & jardins, cette adresse savent émouvoir ses hôtes et visiteurs: chacun comprend que cette rencontre frise le magique, car elle incarne une expérience peu banale.

Car, il n’est pas courant de rencontrer des arbres, arbustes et fleurs, rivières, une belle maison qui puissent transmettre une tel sentiment d’apaisement et simultanément ce même sens de l’histoire de l’Europe !Bienvenue à La Peylouse et mille plaisirs pour vous !

  

 

La Peylouse, Maison & Jardin de caractère, bastion de Vauban, situé à Saint-Venant, haut lieu militaire de la quatrième bataille d'Ypres, entre Béthune ( 62) et Hazebrouck ( 59).
   
 
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